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L’internaute est aveugle aux bannières publicitaires

Eye tracking sur trois pages web montrant que les yeux ne survolent pas les espaces publicitaires

Légende : Eye-tracking sur trois pages web montrant que les yeux ne survolent pas les espaces publicitaires. Les zones rouges sont les plus regardées ; les espaces publicitaires sont encadrés en vert.

Ce constat est un fait ! comme l'annonce Jakob Nielsen sur son site via son article "Banner Blindness: Old and New Findings" depuis août 2007 (traduction : "Aveuglement aux bannières publicitaires : anciennes et nouvelles découvertes").

Et comme le rappelle Capitaine Commerce, l'utilisateur a cette capacité plus ou moins consciente d'éviter les bannières de pubs. Il les perçoit mais n'y prête absolument pas attention. Un "intersticiel" (pub plein écran par dessus ou avant la page consultée) apparaît et envahit l'écran, l'internaute le quitte immédiatement via le bouton "fermer" sans même lire le message qui perturbe sa consultation !

Alors une fois de plus : annonceurs, marketeurs, webrégies et responsables de site internet, réfléchissez à deux fois, surtout lorsque vous regardez ce que vous rapportent finalement ces espaces publicitaires placés en des lieux stratégiques sur les pages !

2 commentaires sur cet article De “L’internaute est aveugle aux bannières publicitaires”

  1. Christophe 18 décembre 2010 à 9 h 26 min

    Hello,

    Plus simplement 95% des sites web contenant des bannières sont mises en page de la même façon, il y a donc un aspect comportemental important, les sites que tu montres ont l’air monté en « rail » ce qui canalise le regard. C’est ce qui fait qu’un « skycraper » réalisé des taux de clics souvent aléatoirs car finalement le regard but masi ne se répercute pas sur l’annonce de l’annonceur. La répétition des structures fait donc que mécaniquement on se concentre sur le contenu. Les diffuseurs d’Adsense sont régulièrement sollicités par Google, pour optimiser leurs affichages de bannières. Ils « prient » les éditeurs de trouver des solutions pour approcher au maximum des espaces pub. près des « zones chaudes » (screenshot à l’appui). Je pense que tu te souviens que ce fut la question pour MusiqueRadio.com, lorsque nous avons travaillé la mise en page en 2004, il fallait trouver un moyen de valoriser les espaces sans les rendre obsolète. 6 ans après, je ne regrette pas cette étude. Un bon dispositif pub dans un joli encart pub. de 300×250 peut valoir tous les instrusifs du monde. (chiffres disponibles sur demande)

  2. Christophe 20 décembre 2010 à 10 h 29 min

    Et oui Christophe, je me souviens parfaitement de nos réflexions communes et des solutions innovantes que l’on souhaitait tester. Je me souviens quotidiennement de cet impératif puisque la présence des messages annonceurs fait partie de nos réflexions créatives et ergonomiques. Cette étude en est alors encore plus importante car il ne faut jamais oublier que c’est l’utilisateur qui fait le succès, ou non, de ces espaces. Non les intermédiaires et prestataires qui les ont initier.

    L’intrusion des annonces, le message forcé à lire alors que l’on a rien demandé, ne fonctionne pas et n’a jamais fonctionné. Il agace, point. C’est un fait et il faut souvent le rappeler pour convaincre les décideurs ; chiffres à l’appui. L’étude de Jacob Nielsen va bien plus loin que ces messages intrusifs ou ces captures écran de bannières qui paraissent figées dans une mise en page « classique ». Je t’invite à la parcourir. Et ces chiffres sont là pour justement aider les annonceurs, les régies et les agences à ne plus se placer comme sur les médias classiques.

    Sur le web, l’internaute est maître : le contraindre ne sert à rien, au contraire il fuit (du regard ou du clic !). Voilà je pense la conclusion évidente de cette étude.

    Il serait d’ailleurs fort intéressant d’avoir des retours officiels de campagnes qui ont marché, au fort taux de clic ou de transformation en ligne et en réalité. Je n’ai pas d’information sur la complémentarité des supports, ni sur la répétition régulière de messages pour maintenir l’image d’une marque. M’est toutefois d’avis que ce ne sont pas les bannières web, même placées dans une dite « zone chaude de lecture », qui permettent les succès mais plutôt une utilisation intelligente du support web (viral et réseaux sociaux avec les conseils d’amis notamment).

    Utiliser le bon support comme il faut ! Les retours dans le jeu vidéo sont éloquents. Quand au mobile et au tablette, étude à suivre :) Si quelqu’un a des données, je suis bien évidemment preneur.

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