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Le choix d’un bon webdesign

J'avoue parfois ne pas saisir le sens des choix réalisés par le service public.

Après avoir décrit les aberrations que les professionnels de la webconception peuvent parfoisrencontrer, avec notre exemple du "client décideur inculte", voici dans un tout autre registre un honteux paradoxe.

Lors de compétition nous sommes amenés à des refus de dossiers (oui cela arrive) pour quelconque(s) raison(s). Une mise en image avec l'exemple d'interface, non retenue, proposée en 2004 au Ministère de l'écologie et du développement durable pour le projet de portail ‘Registres des Emissions industrielles’.
webdesign registre emissions industriel

L'horreur actuelle est en ligne :
registre emissions polluantes
sur le site www.pollutionsindustrielles.ecologie.gouv.fr

Ce type de résultat m'exaspère au plus haut point car je me sens autant déçu par le résultat en ligne (peu importe qu'il s'agisse du fruit d'un de nos confrères) que par le manque de compréhension totale et d'explication de ma part. Même si la raison est une question budgétaire, ou celle de la gestion cartographique (qui est anti-ergonomique de surcroit) les décideurs du service public ne peuvent ni ne doivent accepter cela de la part de leur prestataire !
Et je n'évoquerai rien sur l'encodage des pages (en frameset !).

Si un de ces responsables du comité de pilotage veut nous contacter, c'est sincèrement avec un grand plaisir que je les rencontrerai.

12 commentaires sur cet article De “Le choix d’un bon webdesign”

  1. glorb 9 octobre 2006 à 21 h 27 min

    le choix du marron sale pour un site sur les pollutions industrielles s’imposait, voila tout. ;)

  2. NiCoS 9 octobre 2006 à 23 h 01 min

    Oh cette charte, ça m’évoque des souvenirs… ;-)

    Coté ergonomie, c’est clair que ça fait peur… et le résultat sous Firefox fait encore plus peur… :-(

  3. Raphael 10 octobre 2006 à 9 h 54 min

    Hmm voilà un réél problème effectivement. Au-delà de la question du design (après tout, les goûts et les couleurs), on se heurte à des gros problèmes d’incompétence en terme d’ergonomie, mais aussi dans la structure du code : comment actuellement un client peut-il se baser sur un cahier des charges dont la conformité et l’accessibilité aux Standards n’est pas une priorité… alors que l’Etat en a fait une obligation pour les sites institutionnels ? Manque d’information des ministères ? Manque de veille technologique ? Manque de compétence ?
    Dans 2-3 ans, le site devra être entièrement remis en cause car il lui faudra respecter la loi sur l’accessibilité et il n’a pas été développé dans cette optique alors qu’il lui était possible de le faire.

    Bref, une économie de budget qui est bien loin d’en être une.

  4. vincent 13 octobre 2006 à 8 h 04 min

    En tant que responsable d’ecologie.gouv.fr de 1999 à 2003, je puis vous affirmer qu’il est absolument impossible de faire valoir des arguments de bon sens face à des décideurs qui croient qu’en matière de web, il suffit d’avoir un titre de "responsable de com" pour mieux comprendre que tout le monde comment un site, une interface fonctionnent. Au bout de quatre ans, j’étais prématurément usé, je me suis barré.

    Je puis vous dire que mon successeur a exactement les mêmes problèmes pour faire passer de simples notions de bon sens, et pourtant, dieu sait s’il se donne à fond pour tenter d’y arriver (ecologie.gouv.fr est certainement le site développé avec les plus petits moyens de tous les ministères, mais le webmaster est un passionné et un "très très bon"). Mais face à des décideurs qui considèrent les employés opérationnels comme des sous-merdes, vous ne gagnez pas à chaque fois. Le problème est plus ou moins aigu selon que les parasites du cabinet du (ou des) ministres s’en mêlent, n’hésitant pas parfois à essayer d’"orienter fortement" le choix d’un prestataire pour des raisons que j’ignore, naturellement ;-)/.

    quant au non respect des normes d’accessibilité… l’état est le premier à se défausser des lois qu’il impose aux autres.

    Dans le privé, des erreurs sont parfois commises, mais l’obligation d’avoir un résultat pousse les intervenants à l’intelligence et à l’amélioration . dans le public, c’est autre chose…

  5. Christophe 13 octobre 2006 à 10 h 22 min

    Merci Vincent pour ce transparent partage d’expérience. Ce billet est aussi là pour aider à faire comprendre aux décideurs (publics ou privés) les bonnes règles de qualité. Tu peux faire suivre l’url à ton successeur ou à ses supérieurs :)

    En revanche je puis t’assurer, pour travailler avec fréquemment, que les services publics ont maintenant conscience ou entendu plus ou moins parler des standards ou des normes d’accessibilité. En cela je pense moi au contraire que nous pouvons remercier la loi de février 2005 ; son application se fait progressivement et c’est aussi notre rôle, nous ‘professionnels du web’, de les sensibiliser. Si ce n’est pour cette fois, ce sera pour la fois prochaine et tant pis pour l’économie de budget.
    Après tout « c’est au pied du mur… » (sic)

  6. Marc Leobet 16 octobre 2006 à 10 h 25 min

    Bonjour (et un salut particulier à Vincent),

    Attention qd même aux anachronismes : un site développé en 2004 ne pouvait pas prendre en compte une loi de février 2005. Cette adaptation-là est devant nous.

    (Je suis désormais membre du comité de pilotage dudit site)

  7. Christophe 16 octobre 2006 à 11 h 51 min

    Bonjour Marc,

    En effet la proposition de maquette a été réalisée en juin 2004, soit quelques mois avant la loi de février 2005 imposant les normes d’accessibilité au secteur public.

    Ceci étant précisé, la sensibilisation aux standards et à l’accessibilité est bien antérieure et je ne me trompe pas en affirmant qu’une intégration compatible multi-plateforme était proposée dans l’offre, sous-entendant "codé pour être affiché à l’identique quelque soit le navigateur" !

    Mon constat est plus global que le code HTML, entre autres, puisque j’insiste également sur les notions de webdesign et d’ergonomie (notamment le service de cartographie qui était l’enjeu et le coeur du projet en ligne !).

    Si une évolution est prévue je ne peux que m’en réjouir, sincèrement, car elle prouve que le site actuel ne répond pas à certains critères ou bien qu’il y a des améliorations/évolutions à y apporter. Cela justifie ce billet ;)

    Je reste à votre entière disposition pour en discuter plus longuement.

  8. pierre 17 octobre 2006 à 11 h 38 min

    Je suis le projet de ce site depuis le début et j’ai du mal à différencier dans votre billet la part qui relève "Je n’ai pas été retenu" d’une part plus objective.

    Oui, le site n’est pas parfait, notamment sur les règles d’accessibilité (qui n’était pas imposé en 2004) mais reconnaissons lui une utilisation simple (les statistiques d’accès le montre) et une capacité à gérer correctement un volume de données non négligeables.

    Car un site joli (plutôt "efficace" en terme de message –> d’où le marron), c’est bien mais un site qui fonctionne correctement notamment avec des données cartographiques dynamiques (non, ce n’est pas mineur dans ce projet), c’est mieux.

    L’avenir dira si le site devra être modifié profondemment pour respecter les futurs chartes graphiques MEDD et autres contraintes du graphiques RGI,… mais je reste convaincu qu’il est important de disposer d’une bonne architecture (le moteur) et que changer le look (la carrosserie ) reste plus simple que l’inverse.

    Et bonne nouvelle, un site qui évolue est un site qui vit et est consulté…

  9. Christophe 17 octobre 2006 à 21 h 51 min

    Pierre,

    Au-delà de la simple proposition qui n’a pas été retenue pour x raison(s) je me permets de prendre du recul sur les facteurs énoncés : design, ergonomie, fonctionnalités, technique, message.

    Je suis d’accord avec toi sur le fait qu’un site est toujours améliorable :) D’accord également sur le fait que l’on peut toujours modifier le look. Mais dire qu’il est plus important de disposer d’une bonne architecture que d’un bon design est à mon sens trop réducteur puique la réussite globale d’un projet interactif ne s’arrête pas au seul point (technique ou autre).

    En tout cas c’est notre conviction chez Neoma : ce billet la défend, tend à la prouver et s’ouvre au débat sur les éventuels changements et améliorations du site du MEDD ! Je suis ravi de voir que les arguments à ce sujets s’échangent constructivement sur ce blog.

    A propos, le service cartographique ne s’affiche pas sur FireFox 1.5.0.7 ni sur Opéra 9.02 (PC) –> page blanche.

  10. pierre 18 octobre 2006 à 10 h 40 min

    Tout à fait d’accord avec toi sur les facteurs de réussite d’un projet. Maintenant, comme l’a bien dit vincent, les budgets MEDD nous demandent de réaliser un choix dans ces facteurs…. c’est là où nos choix divergent (chacun traite un projet web à sa manière (;-)).

    De plus, pour un MO comme une AMO, il est souvent difficile de "maîtriser" certains aspects du développement (nous n’allons pas passer notre temps à regarder le code… pour contrôler que tout est développé selon les dernières "règles" web) et sans renvoyer la balle à d’autres, il est regrettable que les prestataires informatiques et associés ne soient pas "capables" de prouver cette capacité à faire bien (à la manière d’une démarche d’accréditation externe pour un laboratoire d’analyse d’eau,…) .

    Car, n’oublies pas un élément que beaucoup de prestataires n’ont pas conscience : Lorsqu’on doit faire un choix (celui à faire pour le MO et l’AMO) d’un prestataire sur la lecture d’une offre et un entretien , on se lance souvent dans l’inconnu…

    A propos, le service cartographique ne s’affiche pas sur FireFox 1.5.0.7 ni sur Opéra 9.02 (PC) –> nous avons testé et n’avons pas de difficultés ?

  11. Christophe 18 octobre 2006 à 12 h 20 min

    Pour le code, pas besoin de s’y connaitre : chacun son métier. Il existe des validateurs disponibles en ligne, jamais à 100% fiables mais qui aident ! Et puis une démonstration de code n’intéresse sûrement que des "geeks".

    Le design, l’ergonomie et le message communiqué sont d’autres approches.

    Tout le monde, MO, AMO, comité de pilotage, autre, comprend qu’un site propre, coté front, côté back et côté gabarit est plus efficace à l’affichage, plus rapide (donc moins gourmand sur la bande passante), plus facile à mettre à jour, compatible multi-plateforme, pour enfin terminer par un concept auquel nous sommes tous sensibilisés : il est plus facilement référençable.

    Un prestataire professionnel peut le démontrer aisément et pédagogiquement par le biais de ses travaux.

    Nous parlons d’interactivité, d’interopérabilité, d’évolutivité, de bons usages, certes. Les mots "google and co" : tout le monde connait et est convaincu.

    Je schématise volontairement mais globalement les résultats des standards du web et de l’accessibilité sont là. Alors vaut-il mieux faire un site ‘comme avant’ qui s’affiche sur IE 5.5 et pas trop mal ailleurs ou bien proposer un service qui repose dés aujourd’hui sur des standards compatibles assurant son avenir ?

  12. karim 30 mai 2007 à 12 h 38 min

    Ce que l’on appelle standards (xml, css2…) ne sont que des recommandations et pas des normes. Ajoutons à cela le savoir-faire de MicroSoft pour ne pas ou mal intégrer les dernières technos web et on se rend compte que ce n’est finalement pas si simple de développer et que le sites web sont amenés à évoluer en permanence sur le plan technique.

    Karim

    http://www.boukarabila.com

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