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L’accessibilité passe par l’éducation des clients

Photographie noir&blanc de 1917 où des enfants crayonnent un tableau noir

Derrière ce titre se profile une constatation d'une évidence même, mais ô combien visible hélas tous les jours : pour pouvoir proposer de l'accessibilité numérique il ne suffit pas, nous "les agences interactives", de maîtriser son sujet (technique/commercial) mais aussi, et surtout, de savoir former et éduquer patiemment ses interlocuteurs !

Un exemple supplémentaire

Nous venons ainsi de perdre une nouvelle fois un projet en ligne pour une association semi-privée semi-publique qui souhaite publier au plus grand nombre ses passionnants contenus (j'insiste sur le mot "passionnant" car c'est en effet très riche d'informations) qui sont aujourd'hui présents sous la forme de livres.

Une "nouvelle fois" car, à besoin différent le résultat est trop souvent le même pour des projets interactifs foncièrement éloignés : la décision prise par l'interlocuteur révèle sa méconnaissance du sujet webstandards+accessibilité. Malgré son profond intéressement lors de nos présentations !

Pour ce cas précis

Nous avions proposé différentes méthodes couplant avantages d'autonomie de mises à jour, respect des standards du web, accessibilité numérique et optimisation d'indexation de la totalité des contenus publiés.

La solution retenue est un livre animé en full-flash : l'effet visuel de tourner les pages en ligne comme un "vrai livre" à séduit, auquel s'ajoutent des tas de fonctionnalités interactives. Cela écarte donc tous les points avantageux que nous proposions, à un point tel que l'on se demande comment le besoin initial a pu être ainsi évincé...
(NDLR : pour ce cas, ce n'est pas le budget)

Perdre un projet en prospection, cela fait partie de notre travail. Mais échouer devant une telle décision aide difficilement à digérer la pilule déjà amère...

Et après ?

Deux possibilités :

  • radicale : nous oublions tous les contacts en espérant ne plus jamais croiser, ou ne serait-ce entendre, le nom de ce prospect
  • constructive : nous attendons le prochain projet, qui pourrait bien être la refonte de celui-ci si l'interlocuteur et sa hiérarchie ont appris de leur(s) erreur(s) - le budget initial en moins il est vrai !
Le deuxième point n'empêche pas de conserver la pédagogie entamée en prospection en s'armant de patience supplémentaire. Ce qui s'appelle éduquer le marché pour aider à faire mûrir les décisionnaires !
"La vie n'est pas un long fleuve tranquille" affirmaît Maurice Le Quesnoy dans le film éponyme.

10 commentaires sur cet article De “L’accessibilité passe par l’éducation des clients”

  1. Monique 4 novembre 2008 à 17 h 04 min

    Bonjour,

    « éduquer le marché pour aider à faire mûrir les décisionnaires »
    Oui, et éduquer les internautes qui sont aussi d’éventuels futurs clients.
    Il en reste du chemin à parcourir !

    HS : quand tu as le temps, pourrais-tu changer l’URL de mon blog dans ta liste… merci :)

    Amicalement,
    Monique

  2. Christophe 4 novembre 2008 à 17 h 15 min

    oui il reste du chemin !
    Désolé Monique pour l’url Webatou.info : je relaye l’info mais en oublie mon propre lien :) C’est fait.

  3. Stéphane Deschamps 5 novembre 2008 à 15 h 09 min

    Moi j’ai entendu y’a pas très longtemps, alors que j’évoquais l’intérêt de l’accesibilité en termes de « pour les moteurs de recherche, c’est bon aussi », une réponse qui m’a laissé sur le flanc : « Ah non, les moteurs de recherche on verra après. J’ai un chantier en deux tranches : Un, l’accessibilité, et deux, les moteurs de recherche. »

    Soupir, long soupir.

  4. Christophe 5 novembre 2008 à 15 h 45 min

    Dans ce sens là de priorités, c’est plutôt exceptionnel en tout cas !

    Décidément, ce Maurice Le Quesnoy a toujours raison. Mais restons optimistes, Yes we can ! :)

  5. Arnaud Briand 6 novembre 2008 à 12 h 31 min

    C’est clair que la déception doit être immense. Souvent, je dis que Google est aveugle, et cela parle aux clients, que tous les publics ont besoin d’une information accessible, y compris Google.

  6. Stéphane Deschamps 7 novembre 2008 à 13 h 42 min

    Je reviens parce que je repense à cette histoire de « vrai livre ». On a ce genre de truc dans un ou deux endroits pas forcément très visibles chez nous (tant mieux). Maintenabilité : zéro. Accessibilité : zéro.

    C’est ahurissant l’aveuglement des décideurs, des fois.

    Au final, tu entends des trucs aberrants, comme quoi par exemple il faut à tout prix rendre le flash accessible, une fois ledit flash fini. On estime le coût de l’opération, et c’est forcément important puisque ça implique un gros travail de refonte du code, etc.

    Une fois de plus l’accessibilité est perçue comme un coût, alors que l’équivalent bien développé (avec ta proposition initiale) coûterait moins cher et serait accessible et maintenable, d’office.

    Ce qui, en plus, n’empêcherait absolument pas de mettre des touches de Flash, deci-delà, pour la fameuse « interactivité ». (ce qu’en jargon on appelle les « guirlandes de Noël »).

  7. Christophe 7 novembre 2008 à 15 h 04 min

    Visible en ligne à tous, pour tous et de surcroît avec un référencement naturel instinctif….

  8. Stéphane Deschamps 20 novembre 2008 à 13 h 25 min

    (dis donc christophe, une idée de conf pour 2009)

  9. Christophe 20 novembre 2008 à 16 h 00 min

    Hmm ?
    Le discours « accessibilité » de la part d’une modeste web agency auprès de ses clients ?

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