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Graphiste et webdesigner : deux métiers différents !

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Comme le rappelle et l'explique si bien Miss Spontex sur son blog, le métier de graphiste (traditionnellement issu du secteur du 'print') et celui de webdesigner sont foncièrement différents ! Il est bon de le rappeler, encore et encore de nos jours. Deux appellations sont évidemment là pour la distinction. Tout comme il existe les agences de communication et les agences interactives (web agency ou agence web selon votre préférence).

Le webdesigner (le bon !) connait les contraintes techniques liés au web, ce que le (info)graphiste (tout aussi bon !) connait de la chaîne des industries graphiques. Même si ils utilisent les même logiciels graphiques, c'est plus par monopole software que par similitude de métier !

Pour avoir la chance de travailler sur les deux parties dans la réalisation d’un site (créa et intégration), c’est vrai qu’il existe un décalage parfois entre ce que les graphistes font et ce que les intégrateurs doivent faire. Je pense en particulier aux newsletters avec le super moteur de la mort qui tue d’Outlook 2007 et qui est très très contraignant.

Pourquoi ? Parce qu’on récupère malheureusement souvent des travaux de graphistes spécialisés dans le print qui se mettent au web. Et c’est moche à dire mais cémal de s’improviser webdesigner quand on a aucun recul sur les contraintes du web… Des graphistes qui utilisent par exemple Indesign pour produire un design web… Et pourquoi pas Quark Xpress ??? Paye ta compatibilité derrière pour intégrer !

Eh oui, on ne s’improvise pas webdesigner. Pas plus que développeur.

(...) Je le répète, on ne s’improvise pas webdesigner sans avoir un minimum de recul sur les contraintes liées au web (que ce soit celles des navigateurs, des webmails, des clients mail etc). D’ailleurs boite de comm n’est pas forcément agence web (oh tiens, deux noms, peut-être deux spécialités différentes, non ?!).

J'adore cette 'geekette' : c'est ainsi qu'elle se présente ! :) D'autant que cela correspond exactement au moment où nous sommes sous-traités chez Neoma-Interactive pour l'intégration et le routage massif d'un annonceur par son agence de publicité traditionnelle. Nous sommes donc en plein vécu, malgré nos alertes, nos messages pédagogiques et nos incessantes sources de conflit avec notre interlocuteur "directeur de clientèle" à cette agence...

Mais nous gardons espoir, sans changer nos prix depuis 3 ans alors que nous pourrions mettre en place un budget sur la régularité : le manque de compréhension et de perception en face de nous nous impose systématiquement une marge de risque estimative.

6 commentaires sur cet article De “Graphiste et webdesigner : deux métiers différents !”

  1. Thanh 20 novembre 2008 à 10 h 55 min

    Sans maitrise, la puissance n’est rien.

    Sorry fallait que je la sorte.

  2. Christophe 20 novembre 2008 à 15 h 55 min

    Bien placée :)

    Comme je le disais sur le compte-rendu PW2008 je regrette sincèrement ne pas avoir pu discuter avec toi malgré les nombreuses fois où je t’ai croisé pendant les conférences et les ateliers (tu te cachais derrière ton objectif photo !). J’espère qu’avant PW2009 ce sera possible !

    Au plaisir donc.

  3. Oric 22 novembre 2008 à 17 h 52 min

    Malheureusement, même si le constat est vrai concernant la différence entre web et print, le billet n’aborde qu’une face du champs de compétence du design.
    Comme le montre très bien Designing for Interaction (http://www.designingforinteraction.com/), le design (et par extension le webdesign) n’est pas réduit au seul profil « graphique », on peut y inclure aussi l’architecture de l’information, le design d’interaction, le design de système, le design de service, etc…
    La seule connaissance des contraintes techniques liées au support web, ne fait pas d’un graphiste un designer. D’ailleurs ne devrait-on pas avoir ces 2 déclinaisons : graphiste WEB et graphiste PRINT tout simplement ?

  4. Christophe C 23 novembre 2008 à 16 h 15 min

    Je me suis contenté effectivement de rester dans le cadre print et web en rapport direct avec nos métiers de communiquant. Et compte-tenu que nous vivons cette situation actuellement (maquette montée par un graphiste print pour un e-mailing impossible !)

    Bien entendu, le design est partout : les bouteilles, les coussins, les lits, les savons, les lunettes, etc.

    La seule connaissance des contraintes techniques ne fait pas d’un graphiste un « designer interactif », pour étendre le terme : tout à fait. Mais cette connaissance est indispensable ; autant que le graphiste se doit de connaître les contraintes techniques de la chaîne graphique ! Mieux maîtrisées, ces connaissances permettent alors une créativité naturelle, intuitive ET réalisable.

  5. Jean Marc 26 novembre 2008 à 14 h 37 min

    je pense que cette guerre de clochet est purement spéculative. A contrario, travaillant avec des agences web, et print, je peux dire que les créatifs web font du beau, mais pas de l’efficace en terme de vente. Ils en oublient le nerf de la guerre qui est de vendre. La communication graphique print MD à cette capacité à mettre en avant les bénéfices clients, les avantages produits. Le papier est un métier très technique, ou l’on mesure à chaque mailing, par son ROI. le web est très axé sur le beau le clinquant, les animations super fun, qui en jettent. Malheureusement, tout le monde ne s’appelle pas Hermès, Gucci, Dior. Les autres enseignes doivent appliquer des précepts qui fonctionnent et qui permettent de générer des ventes. Le web est un métier qui est en pleine mutation, qui se professionnalise. Les agences web, travaillent sans concepteur rédacteur, le beau est privilégié sur l’efficace, sur la capacité à convaincre, à séduire, à vendre. Très peu de graphiste web ont des connaissances en ergonomie, pourtant nerf de la guerre. Le web n’est qu’un canal supplémentaire avec des contraintes techniques aussi fortes que le MD. Un DA print, formé au techniques du web et en ergonomie, sera à même de travailler des pages web, et aura cette faculté à réaliser des pages web, efficaces et efficientes.

  6. Christophe 26 novembre 2008 à 17 h 50 min

    C’est peut-être mal connaître les agences web où les profils web-DA sont également fortement sensibles à l’ergonomie, où les intégrateurs sont fortement sensibles à l’accessibilité et au référencement naturel, où les développeurs sont fortement sensibles aux performances et où le chef de projet fait collaborer concepteurs, rédacteurs, DA, ergonomes et développeurs qui sont fortement sensibles à la sensibilité des autres… puisque les perceptions se recoupent !

    Je ne peux vous laisser affirmer que seules les marques de luxe peuvent faire du beau et efficace en ligne ! Les contre-exemples sont bien plus nombreux.

    Je maintiens ce que je dis Jean-Marc et je peux vous assurer que l’agence web qui n’a pas de visibilité ROI pour son client va tout autant droit dans le mur que son client qui ne l’aurait également pas ! Encore plus aujourd’hui. Que ce soit pour de l’e-mailing ou pour un portail e-commerce.

    Le web, plus généralement les métiers interactifs, se professionnalisent depuis 2000 à peu prêt et continuent de muer/muter (je vous l’accorde !). Ils sont tous aussi techniques que ne le sont les métiers des industries graphiques (d’où je proviens). Cette mutation implique obligatoirement la distinction des profils de secteurs print et web tout en se complétant.

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